Moby-Dick

Vidéo, 2’11, 2025

Herman Melville écrit dans Moby-Dick : « Il n’est aucune bête sur la terre dont la démence ne soit infiniment surpassée par celle de l’homme. » Dans les plis colorés d’un paysage aquatique, traversé par les réminiscences des Nymphéas de Monet, flotte le spectre d’une baleine. Dans une danse lente d’une grâce magnifique, elle demeure pourtant un inquiétant présage.

Cette vidéo a été projetée dans le cadre du Festival d’art contemporain mené par la région Centre-Val-de-Loire et le Centre Pompidou AR(t]CHIPEL en 2025. Commissariat Anne-Laure Chamboissier.

Mishka enchaîné

Vidéo, 3’52, 2025

Le délice de ce jardin est une vue enchanteresse, paisible comme un tableau de Renoir. À l’instar d’Alice de Lewis Carroll, nous traversons le miroir, le paysage se bistre, bascule dans l’enfer : un ours de cirque divertit la cruauté des hommes.

Cette vidéo a été projetée dans le cadre du Festival d’art contemporain mené par la région Centre-Val-de-Loire et le Centre Pompidou AR(t]CHIPEL en 2025. Commissariat Anne-Laure Chamboissier.

La Danse des sirènes

Vidéo, 6’29, 2025

Une luciole, le ballotement d’une ombre, la danse de méduses, le scintillement nocturne dans le feuillage d’un arbre. Cette trame narrative nous mène vers le visage des soeurs siamoises Hilton, fredonnant la mélancolie de leur cœur brisé par l’amour.

Cette vidéo a été projetée dans le cadre du Festival d’art contemporain mené par la région Centre-Val-de-Loire et le Centre Pompidou AR(t]CHIPEL en 2025. Commissariat Anne-Laure Chamboissier.

Le Renard de feu

Vidéo, 4’45, 2025

Dans la culture améridienne, le renard est une sentinelle éveilleuse dotée d’une conscience accrue du monde. À l’orée d’un bois, il apparaît ici fantomatique, réminiscence d’une ligature profonde avec la vie sauvage que nous avons perdue.

Cette vidéo a été projetée dans le cadre du Festival d’art contemporain mené par la région Centre-Val-de-Loire et le Centre Pompidou AR(t]CHIPEL en 2025. Commissariat Anne-Laure Chamboissier.

Les Invisibles

série de 12 vidéos

Série de 12 vidéos, 2011

Ces vidéos ont été réalisées dans le quartier des Halles, de la sortie du Forum Porte Lescot jusqu’au jardin du Palais Royal, en passant devant l’église Saint-Eustache, dans ses jardins, et devant la Bourse du Commerce.

Cette série de vidéos filme des sans-abris du quartier, ces précaires qui sont parmi nous et qui deviennent insidieusement invisibles. Dans le tohu-bohu du quartier, ils sont souvent immobiles  et silencieux.

S’ils sont floutés volontairement pour préserver leur anonymat, ce flou veut dénoncer littéralement leur invisibilité. Toutefois le flou est étudié afin que restent perceptibles les gestes de leur dénuement, l’abandon des corps, leur solitude et leur enfermement.

Dans le cadre du projet Fenêtre augmentée conçu et dirigé par Thierry Fournier, ces vidéos ont été exposées au Centre Pompidou à Paris du 17 au 26 juin 2011.

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Un amour tendre

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Vidéo et film super 8, 4’34, 2011

Une enfant a dans ses bras un chat qu’elle embrasse tendrement. L’extrait choisi de ce film super 8 se superpose, est ralenti et se répète durant plus de quatre minutes.
Ce geste de tendresse passionnée dans sa lente répétition et dans sa conscience d’être filmé, devient une démonstration d’un étrange exhibitionnisme, assez dérangeante par la grande sensualité qui s’en dégage.

Cette vidéo a été exposée dans le cadre de l’exposition personnelle ATOPIA au Muséum-Aquarium, musée d’Histoire Naturelle de Nancy, du 25 janvier au 27 avril 2014. Commissaire: Jean-François Robardet.

Medusa – Part 2

vidéo

Vidéo et film super 8, 3’33, 2010

Deux enfants jouent dans un jardin. La superposition d’une tâche d’encre se diluant dans de l’eau apparaît et disparaît de temps à autre, évoquant la forme évanescente et ectoplasmique d’une méduse, se déplaçant comme une étrange cible.

Medusa – Part 1

vidéo

Vidéo, 2’46, 2010

Une vue du ciel par le hublot d’un avion est filmée avec un téléphone portable. La superposition d’une tâche d’encre se diluant dans de l’eau apparaît et fait un trou dans ce ciel, une mise en abîme.

La Foule

vidéo

Vidéo, 3’21, 2009

Le film est constitué d’images glanées sur internet du rendez-vous annuel en Afrique des flamands roses pour leur reproduction. Les images de mauvaise qualité deviennent un grouillement, parfois une « chorégraphie » de pixels sur une pièce sonore construite à partir d’une chanson titre des années 80 mixée avec des chants d’oiseaux.

Cette vidéo a été présentée à la 5e édition des Rencontres Internationales Sciences et Cinémas à Marseille en novembre 2010.